Rémi Klein – Friend In Need

On se souviendra longtemps de l’impact de LORD$ sur la scène hexagonale avec leur premier album paru l’an dernier. Le groupe était sorti des sentiers battus avec leur pop ensoleillée et bien funky teintée de jazz fusion, de soul vintage et de prog qui leur a valu une reconnaissance comme jamais. Et bien cette année, un membre du groupe décide de se lancer en solo afin de faire parler sa créativité. Il s’agit du chanteur et claviériste Rémi Klein (qui avait collaboré avec la superstar Clara Luciani entre autres) qui présente son premier album du nom de Friend In Need.

On retrouve ainsi quatorze nouveaux titres pour 36 minutes de musique absolument débridée où Rémi Klein multiplie les champs du possible. Après une introduction instrumentale du nom de « My Isle Of Golden Dreams », le claviériste de LORD$ nous en met plein les oreilles avec « Die Trash Area » totalement intense et cybernétique afin de bien attirer notre attention sur ce périple musical presque ovniesque et hors du commun. C’est en privilégiant des arrangements luxueux qu’il saura faire parler son originalité à travers des titres à l’image de « Marguerita » et de « An Intimate Garden » entre autres.

Rémi Klein brouille savamment les pistes entre surf, jazz-funk, pop psychédélique et soft-rock pour en faire une fusion musicale inclassable. Friend In Need est tout simplement un OMNI inclassable notable pour des titres à l’image de « My New Purple Shoes » ou bien même de « Love Turned Into Wine » et le très électronique « Elza Poppin » qui sauront nous mettre sens dessus dessous. Convoquant aussi bien le label Brainfeeder que Rupert Holmes ainsi que les Zombies et les Beach Boys au niveau des influences sur « Movies » ou encore « End Crédits », ce premier album solo dépasse tous les superlatifs surtout lorsqu’il est rejoint par ses compères de LORD$ pour ajouter un peu de boogie sur le fantaisiste « Escalator ».

S’achevant sur des rythmiques drum’n’bass sur « Hidden In The Gallery », ce Friend In Need est un véritable ascenseur émotionnel. Absolument trippy et emballant, Rémi Klein prône pour la diversité et l’imprévisible à travers ce disque ô combien effréné et riche en sonorités.

Note: 8/10