MacThenardier – Oh, Toulouse

On se souviendra de l’impact de MacThenardier avec l’arrivée de son dernier album nommé Le Mac sifflera trois fois (chroniqué ici) paru il y a deux années de cela maintenant. Le one-man-band avait peaufiné sa recette bedroom-pop à travers ses compositions léchées et introspectives qui n’auront pas fini de nous emmener loin. Allons savoir ce qu’il nous a réservé pour ce nouveau disque qui s’intitule Oh, Toulouse.

Au programme de ces onze nouveaux titres, MacThenardier viendra nous accueillir dans son jardin secret où il est tiraillé entre rester dans la ville rose et vivre à la capitale. On suit un storytelling précis, faussement blasé et empreint d’émotions à travers des titres 100% DIY à l’image de l’ouverture nommé « Encore une semaine » légèrement autotuné avec cette boîte à rythme entraînante couplée aux loops ensorcelantes avant de se laisser entraîner par les valses synthétiques de « Combien de temps, et combien de distance » ou encore de « La tierce personne » où l’on suit ses errances dans la ville rose avec attention.

Entre spleen romantique et douce nostalgie, ce Oh, Toulouse reste avant tout une expérience musicale absolument immersive. Que ce soit sur « Tu m’avais offert des fleurs » ou sur « Je me fais tout petit » aussi bien charmant que faussement cheap, la bedroom-pop synthétique bien DIY de MacThenardier n’est jamais avare en émotions tandis que le storytelling penche du côté positif pour notre protagoniste, où les sentiments s’avèrent enfin réciproques et sincères avec « Je t’écris » et « Personne ne m’avait prévenu ». Une lueur d’espoir se dessine sur la fin avec un « Quand je vivrai à Paris » où l’artiste dévoile un épilogue heureux et romantique malgré ces légers doutes qui persistent. L’itinéraire musical de MacThenardier saura nous transporter à bon escient avec ce Oh, Toulouse de haute volée.

Note: 7.5/10