
La dernière fois que nous avions eu des nouvelles de Mal Blum, il fallait remonter à l’année 2022 avec son dernier EP du nom de Ain’t It Nice (chroniqué ici). L’artiste originaire de Los Angeles avait étonné par son virage indie folk/Americana pour le moins réussi tandis qu’iel continuait de se dévoiler sans pudeur à nous. Allons savoir ce qu’il nous a réservé avec son nouveau long-format intitulé The Villain.
Ici, Mal Blum viendra dévoiler sa nouvelle facette tout au long de ces onze nouveaux titres pour les moins instinctifs. The Villain raconte l’histoire d’un.e protagoniste considéré.e comme étant le cancer de la société en raison de sa transidentité. C’est tout simplement le parfait métaphore de la vie de Mal Blum qui, depuis sa transidentité et sa nouvelle vie en tant que personne non-binaire, est vu.e comme un paria dans une société de plus en plus transphobe, à travers des titres emballants tels que « A Small Request » ouvrant le bal de façon frénétique avant d’enfoncer le clou avec « Must Get Lonely » et « Killer » en ligne de mire.
Mal Blum ira détailler ses relations avec le monde extérieur s’annonçant de plus en plus complexes et viendra nous interroger sur notre propre rapport avec le genre. Que ce soit sur des ballades touchantes telles que « Gabriel » ou encore le morceau-titre contrastant avec des titres à mi-chemin entre power-pop et indie rock à l’image de « Cool Guy » et de « Gemini v. Cancer », notre protagoniste assure une introspection viscérale qui résonnera en nous. Il est question d’identité et de perception sur The Villain qui se clôture avec le déchirant « Husbands and Other Strangers » où iel ira définitivement assumer son identité trans/non-binaire et le fait de façon élégante. Un disque intimiste à la portée universelle absolument lumineux et réussi.
Note: 7.5/10
