
Parmi les supergroupes de la rentrée, on pourra également citer Septembre Ardent. Il est composé de Nosfell (chant, synthés modulaires), de Donia Berriri (chant, claviers), de Jean-Brice Godet (clarinettes, K7) ainsi que de Valentin Missou (violoncelle, sampler) et prêt à se démarquer de la scène avec un univers musical si singulier que l’on retrouve à travers un premier album événement.
On retrouve ainsi douze titres où Septembre Ardent viendra brouiller les pistes entre musique organique et trames modulaires à travers ce périple contemplatif dont le morceau d’ouverture nommé « Mirage ». Le superquatuor réussira à nous dépayser à travers ce voyage initiatique aux confins du Maghreb notamment sur les hypnotiques « Procession » et sur « Ici et sable » entre autres qui continue de surprendre son auditoire.
Septembre Ardent poursuit dans cette voie à travers des morceaux interprétés en français et en arabe où on suit un homme en quête de ses origines, errant dans un désert symbolique riche en souvenirs enfouis. Un dialogue se tisse entre lui et sa mère à travers un décor post-apocalyptique où les fantômes viendront les tourmenter avec d’autres titres tels que « Un jour sec », « Les remparts » et « Incendie » absolument hypnotiques avant de prendre de la hauteur avec les ascensions analogiques de « Illégale » et de « Où je viens » entre autres. Une entrée en matière à la fois immersive et initiatique comme on en fait plus.
Note: 7/10
