
Ce n’est plus un secret pour personne mais on suit attentivement les aventures de Shame depuis leurs débuts. On pensait que le groupe avait tutoyé les sommets avec leur précédent album du nom de Food For Worms qui valait leur pesant d’or (chroniqué ici). En cette rentrée, la formation britannique retrousse une fois de plus leurs manches avec leur successeur tant attendu du nom de Cutthroat.
Charlie Steen et ses comparses mettent les pieds dans le plat dès le morceau-titre introductif où l’efficacité et l’immédiateté sont les maîtres mots. Shame retourne sur des terrains rugueux sans jamais négliger cette envie de naviguer vers de nouveaux horizons, comme l’atteste les moments imparables à l’image des martèlements de batterie presque militaires de « Cowards Around » ou bien même des chœurs entraînants de « Nothing Better » où l’on retrouve ce qui a fait leur renommée jusqu’ici.
Bien évidemment, Cutthroat est truffé d’innombrables surprises prouvant que Charlie Steen ainsi que ses acolytes n’ont pas fini d’exprimer leur créativité sans faille, notamment lors des écoutes de « To And Fro » faussement sage ou encore « Lampião » où notre leader s’essaie en portugais sans grande difficulté. On pensera entre autres aux allures Americana de l’imparable « Quiet Life » ou des couleurs beaucoup plus Outre-Atlantique avec les sonorités électroniques de « Plaster » tandis que le plus pop « Spartak » très automnal avant de naviguer du côté de la scène Madchester sur « Screwdriver » et sur la conclusion nommée « Axis of Evil ». Une preuve que Shame en a fait du chemin depuis leur premier album qui n’hésite pas à dévoiler leur aspect positif à travers ce Cutthroat, complexe aux premiers abords, qui demande toute son attention pour que la magie puisse opérer à coup d’écoutes répétées.
Note: 7.5/10
