
En 2022, Jens Lekman avait frappé fort à deux reprises avec ses deux albums The Cherry Trees Are Still In Blossom et The Linden Trees Are Still In Blossom parus à un mois d’intervalle. Suite à cela, le dandy venu de Göteborg (et chanteur de mariage à ses heures perdues) continue de forger sa légende tout en observant l’impact que les chansons d’amour peuvent avoir dans nos vies. Un constat fait avec tant d’audace sur son nouvel album qui s’intitule Songs For Other People’s Weddings.
Il faudra remonter à l’année 2020 pour découvrir la genèse de ce nouveau disque. Jens Lekman fut approché par l’écrivain David Levithan pour créer ce projet hybride qui est un roman musical nommé Songs For Other People’s Weddings. Notre protagoniste ira explorer ce qu’il chante quand il ressent l’amour dès le départ avec « The First Lovesong » absolument dantesque où l’amour est le clé-moteur de notre existence avant de prendre son envol avec d’autres valses baroques telles que « A Tuxedo Sewn For Two » ou bien encore les cuivres jazz y du luxueux « Candy From Stranger » qui suivent. Vous l’avez compris, il y a de l’amour dans l’air.
Mais Jens Lekman dévoile ainsi 17 chapitres si romantiques où d’autres sentiments se confondent (euphorie, doute, tendresse, joie, perte, gratitude…) où l’union fait la force. Songs For Other People’s Weddings est une incroyable soap opéra où les influences baroques et pop de chambre sophistiquées brillent de plus belle avec entre autres « Speak To Me In Music » sans oublier « With You I Can Hear My Voice » et « Wedding In Brooklyn » où les arrangements n’auront pas fini de nous mettre sens dessus dessous. Et même si on va mettre un pouce en rouge pour « On A Pier, On The Hudson » en raison de sa grosse ressemblance avec « Never Come Back » de Caribou (bouh, le vilain plagiat), Jens Lekman fait tout de même parler son inventivité à travers d’autres ballades fascinantes dont la pièce maîtresse de 10 minutes nommée « Wedding In Leipzig » suffit à nous séduire avant de prendre son envol avec « Increasingly Obsolete » et « Just For One Moment ».
L’amour s’exprime sur toutes ses formes et ce jusqu’à la fin avec « The Last Lovesong ». Jens Lekman sait raconter les plus beaux histoires d’amour, celles des autres en particulier, sans jamais tomber dans le cucul et dans le sirupeux, bien évidemment avec toute la décadence qui lui est familière. Après tout, qui ne souhaiterait pas l’embaucher en tant que chanteur de mariage ? Il serait peut-être temps de le booker, non ?
Note: 8/10
