Fabrizio Cammarata – Insularities

Cela fait tout de même un petit bout de temps que nous étions sans nouvelles de Fabrizio Cammarata quand on y repense. Il fallait remonter à l’année 2019 où l’auteur-compositeur-interprète sicilien avait publié un sublime disque nommé Lights qui nous avait tant ému. De l’eau a coulé les ponts et l’heure est venue pour lui de faire son grand retour avec son successeur nommé Insularities.

C’est en comptant sur l’aide de Dan Castelar aux manettes que Fabrizio Cammarata ira, une fois de plus, sortir des sentiers battus. A travers ces neuf nouvelles compositions cristallines, notre protagoniste nous offre un disque conceptuel où il imagine que chaque personne serait une île et que nous portons chacun en nous plusieurs îles différentes. Dès lors, on voyage dès les premières notes du dépaysant « Asanta » où il brouille les pistes entre isolement et connexion avant de prendre le large avec des compositions somptueuses à l’image de « Icarus » et « Pyramid » entre autres.

Partagé entre italien, espagnol, anglais et sicilien, cette exploration musicale protéiforme n’aura pas fini de nous faire frissonner. Insularities détonne par ce packaging émotionnel qui est notable par des titres tels que « Come What May » ainsi que « What Am I To You » avant que Fabrizio Cammarata n’embarque d’autres invités comme Casadilego le temps d’un « Água E Sal » et sur « The Woman In Me » conviant en prime Cantus Domus. Ajoutez ceci un final des plus somptueux du nom de « The End Of Me Can Be Your Start » et vous obtiendrez un retour absolument brillant de notre protagoniste sicilien privilégiant l’émotion et le dépaysement à l’état pur.

Note: 8/10