
On avait laissé Porcelain en pleine forme avec leur précédent album nommé Think Of It il y a deux années de cela (chroniqué ici). Le duo réunionnais composé de Nicolas Magi (chant, guitare) et de Sarah Lenormand (batterie) continue de s’imposer avec cette formule garage noise qui n’aura pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs. Cette année, ils retentent l’exploit avec leur successeur qui se nommé Porcelain.
Pamplemousse rebranche les instruments et c’est reparti pour une bonne dose de violence auditive. Porcelain s’ouvre sur un « More Beautiful Than Madonna » aussi bien urgent qu’imparable où les riffs assassins répondent présents face à ces martèlements de batterie qui déboulent tels un rouleau compresseur avant de nous étouffer encore plus avec les hargneux « Smile The Nun » et « The Big Speakers » presque grungy dans l’âme. Une chose est sûre, c’est que ce nouvel album sent le souffre et l’anxiogène.
Ce n’est que le début car Pamplemousse enfonce le clou avec d’autres tueries bien troubles et frontales à l’image de « Miami Blue » presque saccadé et à la limite du shoegaze mais encore de « Snowball » aux frontières du stoner. Le duo réunionnais vacille entre influences dignes de Chokebore ou de Nirvana période Incesticide sur une production beaucoup plus sèche sur « Bad Penny » et sur « Every Story Has An End » qui virevoltent entre punk et shoegaze avant de s’achever sur un « Brick Head » plus expérimental et inattendu donnant le ton aux larsens et aux drones. Une autre preuve que Pamplemousse brille lorsqu’ils arpentent des ambiances plus sombres et survoltées à travers ce Porcelain rugueux et vénéneux.
Note: 7.5/10
