
Depuis plusieurs années maintenant, nous suivons avec attention les aventures musicales de Coline Rio. On se souviendra de l’impact de son premier album nommé Ce qu’il restera de nous il y a deux années de cela qui lui a valu un incroyable succès d’estime avec un Trianon sold-out à la clé. Cette année, l’artiste nantaise décide d’enfoncer le clou avec un nouveau voyage musical hors du commun avec son successeur nommé Maison.
Pour ce nouveau périple co-réalisé par Stan Neff, Coline Rio ouvre les portes de son jardin secret fait de souvenirs et de lumière intérieure à travers ces douze nouveaux titres pour les moins ensorcelants. Démarrant en trombe avec un « Sous la peau » des plus épurés, la musicienne nantaise fait preuve de sincérité désarmante tandis qu’elle s’aventure auprès des territoires beaucoup plus folk qui font effet lors des écoutes de « Manteau chagrin » et de « Lettre à soi » qui suivent où la douceur et la profondeur s’acoquinent avec brio. Ces atouts prendront de la hauteur notamment en compagnie de Barbara Pravi sur « La gentillesse » ô combien éthéré.
Coline Rio privilégie la tendresse et la vulnérabilité surtout lorsqu’elle évoque ses souvenirs les plus chers notamment lors des écoutes de « Grand-mère » ou bien de « La nouvelle lune » et « Capitaine » entre autres. Sa sincérité à fleur de peau réussira à nous émouvoir surtout avec cette poésie introspective qui cohabite avec les arrangements feutrés notamment sur « Ami-amant » et sur « Le soleil de septembre » avant de s’élever de la masse sur la conclusion vertigineuse du nom de « Refuge » privilégiant un spoken-word fascinant. L’ex-membre d’Inuit continue de voler de ses propres ailes avec ce second album plus organique et onirique étant une magnifique fenêtre sur son monde.
Note: 8/10
