
Personne n’a su résister au charme de Skullcrusher avec l’arrivée de son premier album nommé Quiet The Room il y a trois années de cela (chroniqué ici). L’autrice-compositrice-interprète californienne a conquis nos cœurs avec son indie folk introspectif et bouleversant à faire pleurer les chaumières. Helen Ballentine, de son vrai nom, continue sur la lancée avec son successeur tant attendu du nom d’And Your Song Is Like A Circle qui est prêt à nous toucher comme jamais.
Il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par cette grâce infinie que compose ces dix nouveaux titres absolument frissonnants. Dès les premières notes de « March » mené au piano, on navigue dans ce monde absolument hanté où on suit attentivement le périple introspectif de Skullcrusher qui quitte son Los Angeles natal pour rejoindre la ville de la Grosse Pomme avec également les vaporeux et touchants « Dragon » presque shoegaze dans l’esprit avec ses synthés 80’s bourdonnants ainsi que « Living » qui suivent. And Your Song Is Like A Circle est une exploration presque surnaturelle qui s’annonce avant tout riche en émotions.
C’est en rajoutant une légère touche synthétique à travers sa folk spectrale en marchant sur les pas de Grouper et de Julia Holter. Impossible de rester insensible à travers des morceaux atmosphériques et clairsemés tels que « Maelstrom » et « Changes » à l’esthétique indie rock ravissante prouvant que Skullcrusher sait retranscrire sa solitude de la plus belle des manières tout comme sur les arrangements plus riches de « Periphery ». And Your Song Is Like A Circle poursuit cette introspection vibrante avec les cristallins « Exhale » ainsi que « Vessel » qui valent leur pesant d’or tout comme la conclusion poignante du nom de « The Emptying » où notre protagoniste accepte définitivement le présent, que les changements peuvent faire peur mais nécessaires pour aller de l’avant. Il en ressort une expérience musicale à la fois thérapeutique et triomphale qui saura nous réconforter à chaque écoute.
Note: 9/10
