
On ne pouvait pas poursuivre cette année musicale sans parler du retour de Miles Kane. Notre dandy britannique adoré n’avait pas donné signe de vie depuis son One Man Band des plus fédérateurs deux ans plus tôt. La moitié de The Last Shadow Puppets (je sais, c’est dur de le réduire à ça) continue de battre le fer tant qu’il est encore chaud en annonçant son successeur tant attendu du nom de Sunlight In The Shadows.
Cette fois-ci, Miles Kane décide d’appuyer le curseur au plus loin. Après s’être offert les services de James Skelly de The Coral, notre protagoniste a décidé de faire appel à Dan Auerbach en personne derrière les manettes. Il en résulte ainsi un disque beaucoup plus audacieux et plus instinctif que jamais, comme l’atteste le morceau d’ouverture nommé « Love Is Cruel » presque ample et moricconnien dans l’âme.
Très vite, Sunlight In The Shadows s’annonce comme un périple musical hors du commun qui est amorcé par le glam-rock psychédélique et flamboyant de « Electric Flower » aux doux airs de T.Rex ainsi que par « Coming Down The Road ». Miles Kane se sent plus revigoré que jamais lorsqu’il s’agit de nous offrir des sensations en tous genres, allant des morceaux plus somptueux à l’image de « Always In Over My Head » et de « Walk On The Ocean » où il tient parfaitement le rôle du crooner 60’s par excellence ou plus vulnérable sur « My Love ». Mais en définitive, c’est à travers des titres plus organiques à l’énergie débordante comme « Sing A Song To Love » et le plus spirituel « I Pray » qu’il brille le plus. Mention spéciale pour cette reprise de manière audacieuse et funky du fameux « Slow Death » de Flaming Groovies.
Sunlight In The Shadows est sans conteste son disque le plus solaire de Miles Kane à ce jour. En comptant sur Dan Auerbach, notre protagoniste britannique réussit à combiner l’esthétique des années 1970 où des influences allant du glam-rock à l’écurie Motown avec un esprit garage et bluesy pour un résultat plus que réjouissant.
Note: 8.5/10
