Art Feynman – Orphans

Une chose est sûre, c’est que l’on continue de suivre les aventures musicales de Luke Temple. Que ce soit sous son vrai nom ou son side-project Art Feynman qui n’a pas publié de disques depuis son fabuleux Be Good The Crazy Boys. Mais c’est en maintenant son rythme d’un album tous les trois ans que notre protagoniste réactive la machine avec son successeur nommé Orphans.

Pour cette nouvelle aventure musicale, Art Feynman décide d’opter pour une nouvelle approche musicale. Orphans est majoritairement instrumental et contemplatif qui réussira à nous enivrer dès les premières notes de « Soft Reminder » notable par cette mélodie jouée à l’orgue absolument hypnotique avant de prendre son envol avec d’autres perles réconfortantes à l’image de « Biggo » et de « Always In Need of Something » qui n’auront pas fini de nous ensorceler. Entre bedroom-pop et ambient, Orphans offre une nouvelle manière pour Art Feynman de penser la musique.

Plus méditatif et dépaysant que jamais avec entre autres « Apples » ou bien également « Heels of Life » et « Freedom Wide », le musicien californien trouve du réconfort dans cette ambiance minimaliste et suspendue dans le temps comme les allures dignes de Terry Riley sur « Soup Song » mais aussi « The Condition of New Things » mené à la guitare électrique et rappelant du Jeff Parker par moments. Bien évidemment, quelques morceaux à l’image de « lce Bath New Beginning » mais aussi de la conclusion élégante nommée « Plastic Flowers » mettront la voix d’Art Feynman au premier plan et qui suffiront pour nous bercer au milieu d’autres compositions songeuses telles que « Asleep At The Window ». C’est une autre preuve que Luke Temple n’a pas fini de faire parler son inventivité à bon escient et Orphans nous invite à lâcher prise en cette saison estivale.

Note: 8/10