Hana Stretton – tiarn

Beaucoup d’entre nous étaient tombés sous le charme de Hana Stretton avec l’arrivée de son premier album nommé Soon il y a trois années de cela maintenant. La musicienne australienne était sortie des sentiers battus avec ce subtil mélange entre ambient et psych-folk afin de dépayser son auditoire de la plus belle des manières. Et c’est mission accomplie avec son successeur tant attendu du nom de tiarn.

Enregistré près de l’océan, ce nouveau périple musical de Hana Stretton compte nous glacer le sang à bon escient. A travers sa fusion musicale si caractéristique que l’on retrouve lors des écoutes de « nojiri 1993 » qui ouvre le bal aux faux airs d’opéra mêlés aux collages sonores venus d’ailleurs avant d’enfoncer le clou avec « salt » et « seagull theory ii » qui suivent où son interprétation qui est accompagnée de chœurs solennels donne l’impression d’échos et de reverbs dans une pièce. Impossible de ne pas rester insensible sur ce voyage immobile riche en sensations fortes, notamment avec la magnifique pièce nommée « as it was before this » accompagnée du Forest Creek Folk à l’occasion.

La seconde partie de tiarn se veut plus atmosphérique mais toujours est-il que Hana Stretton continue de nous faire frissonner. C’est notamment le cas lors des écoutes de « forest to the sea » qui plante le décor de cette face B impressionniste avant de prendre le large avec « stove » convoquant l’harmonium ainsi que les cuivres chaleureux de « right wing » où les field recordings se complètent à merveille aux influences ambient et psych-folk. On peut facilement plonger dans les rituels quotidiens de Hana Stretton mais aussi dans ses souvenirs d’enfance avec également les enchanteurs « night swimming » où sa voix s’acoquine aux cordes et cette mélodie à la flûte irrésistible mais aussi « from » en guise de conclusion gospel et soulful dans l’âme. De quoi faire de ce tiarn une véritable expérience musicale méditative qui viendra nous ensorceler comme jamais.

Note: 8.5/10