Margaret Glaspy – I Am Both

Lorsque Margaret Glaspy annonce son retour, c’est toujours une bonne nouvelle. Il faut dire que la musicienne avait quelque peu rectifié le tir avec son précédent album nommé Echo The Diamond il y a trois années de cela maintenant. Une chose est sûre, c’est que la musicienne californienne basée à Brooklyn viendra nous émouvoir à coup sûr avec l’arrivée de son successeur tant attendu du nom de I Am Both.

Exit donc Julian Lange et bienvenue à Joe Henry (Aimee Mann, Joan Baez…) pour la production de ce nouveau disque beaucoup plus épuré. En effet, Margaret Glaspy décide de se mettre à nu tout au long de ces onze nouvelles compositions introspectives avec entre autres le morceau d’ouverture nommé « Michigan » qui annonce la couleur. Avec son jeu de fingerpicking et son interprétation soyeuse, la musicienne privilégie la quiétude tout en dénonçant les inactions du quotidien avec tant d’élégance, notamment lors des écoutes de « Reminder » ainsi que de « That Rose » et « I Thought She Was A Song » qui suivent et qui n’auront pas fini de nous bercer.

C’est en puisant son inspiration auprès des courants Americana et indie folk que Margaret Glaspy réussit à repousser les limites de ses talents de compositrice hors pair. Il n’y a qu’à juger les écoutes de « Petty » ou bien encore de « Common Ground » pour se rendre compte que la musicienne se montre plus confiante que jamais avant d’afficher clairement ses positions politiques sur le bien-nommé « Martin Luther King Jr. ». Avec I Am Both, elle réussit à brouiller les pistes entre son art et la personne qu’elle est en examinant la projection et l’idéalisation de la manière la plus subtile sur « Sharp Knife » et sur « Wildest Dreams ». Le morceau-titre clôture cette introspection de la façon la plus vibrante qui soit et qui permet de rappeler que Margaret Glaspy continue de briller de mille feux par cette sagesse acquise efficacement.

Note: 8/10