
Il aura suffi de deux EPs pour que la machine Slow Fiction soit mise en marche. Le quintet indie rock new-yorkais mené par la voix magnétique de Julia Vassallo est sorti des sentiers battus avec leur univers musical clair-obscur qui n’aura pas fini de nous ensorceler, comme l’atteste l’arrivée de leur premier album événement du nom de dollhouse absolument autoproduit.
Très rapidement, Slow Fiction donne le ton avec ce subtil mélange entre shoegaze, garage-rock et post-punk avec un léger soupçon de dream-pop pour relever le tout. C’est ainsi que dollhouse s’ouvre sur un « junior year » aussi entraînant que lancinant pour que le quintet puisse s’imposer à bon escient avant d’enfoncer le clou avec des morceaux incroyablement ensorcelants tels que « ninetynine » et « mouthpiece » qui suivent de très près. De quoi embarquer dans ce périple musical qui s’annonce plus que fascinant.
Mais ce n’est pas fini car Slow Fiction, qui marche sur les pas de Yo La Tengo ou encore de Cocteau Twins et de Broken Social Scene, enfonce le clou avec d’autres trouvailles pleines d’intensité à l’image de « what the night told me » mais aussi de « idle hours » et de « g.a.l.s. » absolument flamboyants. Une chose est sûre, c’est que dollhouse saura mettre son auditoire sens dessus dessous avec des moments plus effrénés avec « satellite » et « heavy metal » avant de s’achever sur cet ascenseur émotionnel parfaitement maîtrisé qu’est « turning down flowers » absolument épique parlant sans pudeur des durs labeurs d’être une femme dans une société patriarcale. Et tous les éléments sont réunis pour que Slow Fiction réussit à sortir des sentiers battus avec ce premier album authentique et fort en honnêteté dont seuls eux ont le secret.
Note: 8/10
