Midlake – A Bridge To Far

Il y a trois années de cela, Midlake avait effectué un retour magistral avec leur précédent album nommé For The Sake of Bethel Woods ayant mis un terme à une décennie d’absence. Le groupe texan prouve qu’ils n’ont rien perdu de leur inventivité qui a ramené une sacrée bouffée d’air frais dans le paysage musical actuel. C’est en continuant dans cette lancée qu’Eric Pulido et ses acolytes décident de faire leur retour flamboyant avec leur successeur nommé A Bridge To Far.

Midlake nous embarque dans un périple musical pour le moins aérien et dépouillé. Démarrant en trombe avec « Days Gone By » des plus harmonieux et radiants avec cette nappe de flûte traversière, le groupe de Denton nous offre une magnifique méditation sur l’espoir et la résilience tout en naviguant vers des influences psych-folk et alt-country qui brillent de mille feux comme sur les accents prog de « The Ghouls » et de « The Calling » cuivré ou bien sur les textures riches et faussement dissonantes de « Make Haste » et de l’électrique « Eyes Full of Animal » qui sont d’incroyables tours de force à la fois groovy et pastoraux.

A Bridge To Far n’aura pas fini de nous illuminer avec entre autres l’énergie beaucoup plus brute exprimée avant de retrouver des harmonies somptueuses signées Hannah Cohen et de Meg Lui pour les chœurs ajoutant plus d’intensité émotionnelle. Pouvant compter sur la participation plus que remarquée de Madison Cunningham le temps d’un « Guardians » résolument mystique, Midlake brouille intelligemment les pistes entre improvisation spontanée et ballades hypnotiques avec ces mantras pleins de nécessité. Se clôturant avec une magnifique ballade psych-folk spectrale qu’est « The Valley of Roseless Thorns », le groupe de Denton réussira à mettre du baume au cœur tout au long de ce A Bridge To Far nous incitant à voir de la lumière et de la sérénité dans un monde bien anxiogène.

Note: 8.5/10