
Une chose est sûre, c’est que Hatchie a conquis les cœurs de plus d’un. On avait laissé la musicienne australienne en pleine forme avec son second album étincelant du nom de Giving The World Away il y a trois années de cela maintenant et qui était un pur bijou de dream-pop/shoegaze un peu sous-estimé, à mon goût. Mais toujours est-il que Harriette Pilbeam, de son vrai nom, continue de nous enivrer avec son nouvel album événement sobrement intitulé Liquorice.
Dès les premières notes de « Anemonia », on retrouve tout ce qui a fait le son Hatchie. A savoir des guitares riches en reverbs et des rythmiques chatoyantes qui habillent l’interprétation cristalline de notre protagoniste qui n’aura pas fini de nous ensorceler avec également « Only One Laughing » et les synthés pétillants de « Carousel » aux faux airs de The Sundays. L’artiste australienne pourra également compter sur la participation de Melina Duterte que vous connaissez tous derrière les manettes pour qu’elle puisse tutoyer de nouveaux sommets avec des titres plus doux-amers que jamais comme l’onirique « Sage » et le plus évocateur « Someone Else’s News » entre autres.
Toujours est-il qu’on se laisse bercer tout au long de ce Liquorice aussi bien poétique que poignant. Hatchie sait aussi bien marcher sur les pas de Cocteau Twins et de Mazzy Star au niveau du songwriting, et le résultat fait plus que mouche notamment lors des écoutes des entraînants « Wonder » et « Lose It Again » aux influences faussement Britpop mais également les plus efficaces « Anchor » et « Stuck » en guise de conclusion vertigineuse. Le troisième album de la prêtresse australienne peaufine sa formule dream-pop/shoegaze afin de transporter son auditoire dans un ascenseur émotionnel absolument hors du commun.
Note: 8.5/10
