
En l’espace d’une décennie, Whitney a réussi à gagner du terrain. Révélé avec leur toujours aussi classique indémodable « No Woman », le duo de Chicago demeure une des formations les plus importantes avec une discographie plutôt exemplaire. On les avait laissé avec un Spark des plus audacieux où on les a vu abandonner leurs influences soft-rock pour des sonorités plus pop dignes des années 2000 mais qui n’avait pas réellement fait l’unanimité. Quoi qu’il en soit, allons savoir ce que Max Kakacek et Julian Ehrlich nous ont réservé avec Small Talk.
Plus question pour Whitney d’aller vers la pop des années 2000 pour ce quatrième album. Le duo de Chicago revient à leurs sources où on retrouve cette fusion entre soft-rock, country soul et indie folk pastotal qui a fait leur renommée tandis que nos deux protagonistes soignent leurs goumins respectifs tout au long de ces onze nouvelles compositions élégantes et somptueuses dont le morceau d’ouverture nommé « Silent Exchange » aux faux airs de Simon & Garfunkel plante le décor comme il se doit. L’aspect doux-amer et contemplatif qui a fait leur renommée revient au premier plan lors des écoutes de « Won’t You Speak Your Mind » et de « The Thread » qui suivent.
Small Talk est une véritable thérapie musicale où le duo de Chicago cicatrise leur chagrin d’amour à travers ces arrangements plus riches qu’à l’accoutumée. Que ce soit sur « Damage » ou sur « Dandelions », Whitney réussit à ajouter une bonne dose d’émotions et d’élégance comme il se doit avec en prime la patte de Brad Cook qui est reconnaissable entre mille. Malgré quelques légers erreurs de parcours comme « Evangeline » en compagnie de la BRÖ de l’indie folk américaine, à savoir Madison Cunningham qui veut trop viser les stades, ce quatrième album fait preuve d’une sincérité désarmante exprimée sur « Back To The Wind » et « Darling ».
Il est facile d’imaginer Whitney en train de chercher la lumière et le réconfort à travers cette épopée musicale douce-amère de façon poétique et poignante.
Note: 7.5/10
