
Et on continue notre saga des retours marquants de cette année avec cette fois-ci Austra. On n’était sans nouvelles de l’artiste canadienne depuis son précédent album nommé HiRUDiN paru pendant la fin du monde. Vous le savez sûrement mais à cause de cette foutue pandémie, ses plans ont été foutus en l’air comme 99% de la population mondiale. Il aura fallu attendre cinq longues années pour qu’elle puisse faire son grand retour comme il se doit avec son successeur qui s’intitule Chin Up Buttercup.
Et autant vous dire qu’il s’en est passé des choses pour Austra, comme l’atteste ces dix nouveaux morceaux pour les moins entraînants. Chin Up Buttercup est l’occasion pour elle de régler ses comptes en musique mais avec une grâce à en faire frémir, comme l’atteste le morceau d’ouverture nommé « Amnesia » presque cinématographique dans l’âme où les BPM sont plus élevés que jamais tout comme sur « Math Équation » et « Siren Song » qui suivent. Elle ira utiliser sa vulnérabilité comme une arme et la transforme comme outil pour offrir des tubes destinés pour le club de façon réussie.
C’est en puisant son inspiration auprès de la dance music qu’Austra ira retranscrire ce qu’elle ressent au profond d’elle-même. Et c’est à travers des hymnes fiévreux mais élégants que sont « Fallen Cloud » ou bien même « Blindsided » possédant quelque chose digne de « Ray of Light » de Madonna. La canadienne offre des hymnes efficaces face au goumin comme « Think Twice » ou bien la pièce maîtresse de six minutes qu’est « The Hopefulness of Dawn » avec cette montée en puissance remarquable avant de s’achever sur un « Good Riddance » des plus cotonneux.
On peut considérer Chin Up Buttercup comme une véritable œuvre à la fois thérapeutique et hédoniste. Ajoutez cela à l’élégance d’Austra qui réussit à cicatriser ses maux avec tant de flamboyance et le tour est joué.
Note: 8/10
