Pléthore – Digital Dream

Au risque de me répéter mais le début de l’année est vraiment riche en sorties musicales et en retours. Le dernier exemple en date est celui de Pléthore qui n’avait pas publié de disque depuis son emblématique premier EP nommé L paru à l’été 2019. Après de nombreuses tournées et autres projets annexes, l’heure est venue pour le collectif musical mené par Louis Faloci de frapper fort avec son premier long-format qui s’intitule Digital Dream.

Et autant vous dire que Pléthore était vivement attendu au tournant. Digital Dream reste avant tout un périple onirique où l’on navigue dans un monde qui titube entre le réel et le virtuel. Un périple qui débute avec une introduction classieuse avec ses nappes synthétiques ensorcelantes en compagnie de la réalisatrice allemande Teri Wehn-Damisch avant de prendre le large avec le morceau-titre riche en émotions contrastant avec le plus jazzy et soulful « Poor Kid » qui suivent.

On navigue vers de nombreuses influences musicales mais qui crée une incroyable cohésion de bout en bout. Qu’elle soit trip-hop (« An Angel » en compagnie d’Oléma, « A Way Out ») ou plus groovy (« Atlantic », « Directions », « Gesellschaft »), Pléthore explore de nouveaux recoins afin de provoquer de nombreuses sensations chez son auditoire. Digital Dream a ce don de nous faire danser tout comme il peut nous émouvoir notamment sur l’interlude instrumentale bien pesante mais aussi sur « Tainted » qui est un parfait hymne au lâcher-prise.

La fin du voyage est annoncée sous le signe de la douceur et de la contemplation avec « Bella Arpeggio » et la conclusion du nom de « Colors » en compagnie du rappeur Jamo pour un atterrissage tout en douceur. Il ne fait aucun doute que Pléthore ait signé un disque audacieux et riche en émotions qui n’aura pas fini de nous enivrer à chaque écoute.

Note: 7.5/10