Luke Temple – Hungry Animal

Le retour de Luke Temple reste toujours un événement à coup sûr. La dernière fois que nous avions eu des nouvelles de sa part, c’était il y a deux années avec son nouveau groupe qu’est The Cascading Moms qui a signé un excellent Certain Limitations qui li a permis de repousser les limites de sa créativité. Et en ce début d’année, notre protagoniste ainsi que ses musiciens font leur retour avec son successeur du nom de Hungry Animal.

Accompagné de Doug Stuart à la basse et de Kosta Galanopoulos à la batterie, Luke Temple reprend là où il s’est arrêté avec Certain Limitations. Le trio démarre en trombe avec un « Clean Living » posant les bases de Hungry Animal aussi bien chaloupé que groovy et qui prendra de l’ampleur avec les plus effervescents « Echo Park Donut » et « Loose White Paper » qui suivent. C’est en marchant sur les pas de Talking Heads, William Onyeabor et de Robert Palmer ainsi que les influences presque bahamiennes que notre protagoniste réussit à nous ensorceler à travers des compositions incroyablement groovy telles que « Shake Me Awake » ou bien encore « Bed Time For Eddy » entre autres.

Hungry Animal poursuit dans cette voie avec entre autres « Love Means Light Year » et « Early Spring » qui n’auront pas fini de nous ensorceler et qui auront de quoi nous rappeler du Art Feynman par moments. Aussi bien funky que tropical avec un zeste de AOR digne de la fin des années 1970, tous les ingrédients sont réunis pour que Luke Temple continue de tirer son épingle du jeu avec la ballade aérienne et psychédélique de « One Heavenly Body » ou de la conclusion pleine de textures qu’est « One Zero ». Une autre preuve que notre protagoniste n’aura pas fini d’exprimer sa créativité avec ce nouveau disque entraînant et solaire.

Note: 8.5/10