
La concurrence continue à être bien concentrée avec l’arrivée de nouveaux artistes ultra prometteurs. C’est notamment le cas pour Bella Litsa qui est une jeune artiste venu tout droit de Brooklyn et prête à faire une entrée remarquable dans le game avec l’arrivée de son premier album nommé Drasticism paru en ce début d’année.
Ce qui fait la singularité de Bella Litsa, c’est tout simplement cette capacité d’allier pop baroque et pop de chambre avec un storytelling absolument prenant sans jamais tomber dans le pompeux. Isabella Komodromos, de son vrai nom, se dévoile à nous de façon élégante, dès le départ avec « Saint Mishima » où sa voix rappelant parfois celle de Weyes Blood (la référence ultime) fait écho à travers ces arrangements si sophistiqués notamment sur « 1117 » et sur « Never Ending Movie » qui suivent.
Drasticism poursuit dans cette voie avec d’autres compositions telles que « Passion Plug » ou « Inside A Seashell » mettant en valeur avec brio ses textes introspectis et vibrants. Bella Litsa marche aussi bien sur les pas de Lana del Rey que de The Divine Comedy avec un soupçon de Rachmaninoff tout au long de ce premier disque qui n’aura pas fini de nous faire frémir comme sur « The Fall » ou bien encore sur « Darker » et « Sailor » avant que n’intervienne la pièce maîtresse de six minutes qu’est « Tied Together by a Silver Thread » qui est un véritable festival d’émotions.
Cette cérémonie s’achève sur un « Angelica » des plus épurés et permet de mesurer les talents de compositrice de Bella Litsa prête à prendre d’assaut la scène pop de chambre actuelle avec son sens du songwriting bien affuté.
Note: 8/10
