
La dernière fois que nous avions parlé de Mirah, c’était à la rentrée 2018 lors de la parution de son sixième album nommé Understanding. Et suite à cela, silence radio de la part de la musicienne de Brooklyn qui a vécu moultes péripéties durant ce laps de temps: entre deuil, maternité, problèmes conjugaux et anxiété grandissante face à un monde s’enfonçant dans la vie, rien ne lui a été épargné. Et c’est à travers Dedication qu’elle décidera de se livrer à nous.
Très rapidement, Mirah emploie les grands moyens avec le premier morceau nommé « The Ballad of the Bride of Frankenstein ». Ici, notre protagoniste viendra raconter sa vie de couple qui s’avère dysfonctionnelle et qui se désagrège au fil du temps en insérant une dose de fantastique dans sa narration avant de prendre son envol avec d’autres compositions à la fois chaleureuses et intenses telles que « After The Rain » et « Stumbling » où elle parle de sa frustration par rapport à la récente pandémie qui a contrarié ses plans contrastant aux plus pesants « To Me » et « The Beginning of Time ». Une confession musicale à coeur ouvert qui mérite de nous émouvoir comme jamais.
Plus gracieuse que jamais, Dedication permettra à Mirah d’élargir ses horizons de façon élégante. Accompagnée de Jenn Wasner, Meg Duffy et d’Andrew Maguire, l’artiste new-yorkaise saura émouvoir son auditoire en se mettant à nu, notamment lors des morceaux pleins d’harmonie notamment sur la face B comme « Catch My Breath » faussement new wave ainsi que la chanson d’amour cucul la praline nommée « Mama Me » dédiée à son enfant. Mais l’émotion est à son comble vers la fin lorsque Mirah impressionne par son talent vocal en allant vers des inflexions jazz sur la berceuse nommée « Hummingbird » et la conclusion douce-amère nommée « New Jersey Turnpike » dédiée à son défunt père. Tous ces ingrédients sont réunis pour que Mirah effectue un retour en grâce sur ce septième album ô combien savoureux.
Note: 8.5/10
