
On se souviendra du dernier fait d’armes d’Iron & Wine qui se nommait Light Verse paru au printemps 2024. Sam Beam répond toujours présent lorsqu’il s’agit de panser les blessures en musique et cela fait toujours du bien à l’âme de son auditoire. À l’approche du printemps, notre protagoniste aura toujours son mot à dire avec son successeur qui s’intitule Hen’s Teeth.
À l’heure où le monde sombre de plus en plus dans la folie, il fait toujours du bien de se ressourcer à travers la musique poétique et thérapeutique d’Iron & Wine. Mais quelque chose nous dit que Hen’s Teeth (qui est en quelques sortes le jumeau maléfique de Light Verse) continue sur cette exercice d’ouverture malgré cette atmosphère plus ténébreuse, comme le prouve l’entrée en matière élégante du nom de « Roses ». Abordant un virage un brin plus sudiste dans les sonorités, on se laisse de nouveau enivrer par ces arrangements luxueux comme « Paper and Stone » et le bluesy « Singing Saw » en ligne de mire.
Si Light Verse comptait dans ses rangs l’intervention bien rare de Fiona Apple, Hen’s Teeth pourra compter sur la participation du groupe I’m With Her à deux reprises sur « Robin’s Egg » et sur « Wait Up ». Il n’empêche qu’Iron & Wine continuera de bouleverser son auditoire à travers d’autres ritournelles voluptueuses telles que « Defiance, Ohio » aux couleurs doucement sud-américaines mais encore « Grace Notes » (où on retrouve sa fille Arden aux chœurs) et « Dated and Dead People » doucement 60’s-70’s dans l’âme.
Ajoutez ceci à un « Half Measures » en guise de conclusion cristalline et vous obtiendrez un Hen’s Teeth à la fois chaleureux et dépaysant mais avec un soupçon un brin ténébreux faisant écho à notre époque. Vous le savez, on peut toujours se reposer sur les compositions aériennes d’Iron & Wine et ce nouvel album ne déroge pas à la règle.
Note: 8/10
