
Devinez qui fait son retour en ce printemps musical ? Je parle bien évidemment de Bruce Hornsby qui ne compte pas raccrocher les gants pour notre plus grand plaisir. Le légendaire membre de The Grateful Dead compte battre le fer tant qu’il est encore chaud avec son nouveau disque nommé Indigo Park, faisant suite à son bien audacieux BrhyM, Deep Sea Vents il y a deux années de cela maintenant.
Pour ce nouveau chapitre musical, Bruce Hornsby est entouré de son groupe The Noisemakers ainsi que de Blake Mills à la guitare, Pino Palladino à la basse ainsi que de Chris Dave à la batterie pour nous offrir un disque à la fois osé et accessible. Le morceau-titre introductif plante le décor en se remémorant de sa jeunesse à Williamsburg mais viendra donner une leçon de pop avec un grand P avant de prendre le large avec le nerveux « Memory Palace » en compagnie d’Ezra Koenig mais également avec les ensorcelants « Entropy Here (Rust In Peace) » et « Silhouette Shadows » qui suivent.
Le but d’Indigo Park est de mélanger la simplicité et la complexité mais Bruce Hornsby fait preuve d’une incroyable inventivité. C’est en soufflant le chaud et le froid à travers d’autres morceaux comme « Ecstatic » en compagnie de Bonnie Raitt ou bien même « Alabama » et « North Dakota Slate Roof » qu’il réussit à repousser les limites de sa créativité, tiraillé entre pop-rock, musique classique, bluegrass et jazz. Avec ce nouveau disque qui contient entre autres « Silver of Time » ou la ballade au piano nommée « Take A Light Strain » en guise de conclusion douce-amère, Bruce Hornsby sait explorer les contrastes à bon escient.
Note: 8/10
