
Il aura suffi d’un premier EP pour que la machine Swapmeet se mette en marche. Le groupe originaire d’Adélaïde et composé de Venus O’Broin (guitare, chant), Joshua Doherty (basse), Maxwell Elphick (guitare, batterie, chant) et Jack Medlyn (guitare, batterie, chant) a réussi à se faire une entrée remarquable avec Oxalis il y a deux années de cela qui a permis de définir leur style hors du commun. L’heure est venue pour le groupe de passer à la seconde avec leur premier long-format du nom de Mount Zero.
Une chose est sûre, c’est que Swapmeet possède un amour infini des années 1990. Il n’y a qu’à juger les écoutes du morceau d’ouverture nommé « I Know » où le quatuor fait sortir les guitares débraillées pour s’en rendre compte tandis que le quatuor se partage le chant à tour de rôle avant de laisser place à des moments beaucoup plus inspirés tels que le morceau-titre traitant des désillusions de l’âge adulte mais encore « Sand » presque Slow Pulp dans l’âme.
Tiraillé entre indie rock slacker, slowcore et shoegaze, Swapmeet réussit à tirer son épingle du jeu avec ce Mount Zero sentant l’authenticité. Que ce soit sur des moments flamboyants à l’image du scintillant « Halfway » ou de « 2 C U », le quatuor d’Adelaïde reste toujours autant inspiré tandis qu’ils nous emmènent dans leur quotidien avec entre autres « Seeds » qui est un véritable ascenseur émotionnel ou bien encore « Personal (Don’t Take It) » avec son sample de violon ensorcelant. Après une conclusion beaucoup plus solennelle et clairsemée du nom de « My Heart Breaks II » aux faux airs de Skullcrusher, Swapmeet mettra d’accord à coup sûr avec ce premier album incisif et si singulier.
Note: 8.5/10
