King Gizzard & The Lizard Wizard – Alien Metal

Chaque année, un nouvel album de King Gizzard & The Lizard Wizard: cela devrait être une devise. Et oui, vous pensez que Stu Mckenzie, Ambrose Kenny-Smith et consorts allaient se reposer cette année ? Vous connaissez pas du tout les bougres. On avait laissé nos hyperactifs australiens avec un Phantom Island plus symphonique que jamais l’an dernier. Mais la question sempiternelle subsiste: que va nous réserver nos garnements cette année ? Réponse: Alien Metal.

La question est de savoir: quel style musical King Gizzard & The Lizard Wizard n’a pas encore exploré ? Et bien, le groupe australien viendra puiser leur inspiration auprès du courant electronica. Alors bien sûr, ils ont exploré l’electronica sur Butterfly 3000 ou sur The Silver Cord mais cette fois-ci, le groupe part complètement en rave. C’est ainsi qu’ils sortent les rythmiques hypnotiques et les textures abrasives pour nous en faire voir de toutes les couleurs, dès le départ avec « Sapience » presque psytrance dans l’âme avant de virer complètement dans la trance sur le morceau-titre et « Superheavy, Supercritical » à l’énergie presque surnaturelle.

L’écoute d’Alien Metal reste immersive avant tout. On a l’impression qu’il s’agit d’un seul morceau divisé en huit chapitres où les textures abrasives se rajoutent au fur et à mesure, un peu comme leur chef-d’oeuvre estampillé Nonagon Infinity. L’effet est immédiat lorsque King Gizzard & The Lizard Wizard arpente des chemins jungle sur « Level 5 » ou techno hardcore sur « Kill For The Steel » avant de partir dans des contrées un brin minimalistes sans jamais diminuer en intensité sur « Rapid Alpha Decay » ou sur « Uqt » où les riffs heavy se font entendre mais en guise de texture. Ce voyage ensorcelant se clôture avec un « Atomic Collapse » où ils imaginent une dystopie où l’intelligence artificielle règne en maître pour notre plus grand malheur.

Comme quoi, King Gizzard & The Lizard Wizard sait aussi bien mêler des influences dignes de The Prodigy et de Tau Ceti mêlées aux sonorités presque moyen-orientales et post-apocalyptiques tout en dénonçant le danger de l’IA avec tant d’inventivité. Le rave intersidéral que nous offre le groupe australien fera des malheurs en cette fin d’été, à coup sûr.

Note: 7/10