
Il y a cinq années de cela, nous étions tombés sous le charme de Stéphane Blok avec son album Poèmes de la veille. Suite à cela, l’auteur-compositeur-interprète originaire de Lausanne poursuit son bonhomme de chemin où l’on a croisé avec le side-project Abstral & Blok entre autres l’année suivante. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour lui de faire son retour avec son successeur nommé City 8047.
Entièrement écrit et composé par ses soins dans le quartier populaire donnant le nom à l’album, Stéphane Blok compte nous émouvoir une fois de plus. City 8047 raconte ainsi ce désir d’incarner l’espoir d’un autre monde possible avec des ballades épurées et introspectives telles que « Allo » qui ouvre le bal avec tant de grâce et d’élégance avant de poursuivre avec des moments ô combien poétiques à l’image de « Corneilles » ainsi que de « Oracle » et « Le jour s’en allait » qui suivent entre autres.
C’est en privilégiant la formule guitare-voix que Stéphane Blok réussit à nous émouvoir comme jamais. Et c’est à travers d’autres ballades dépouillées comme « Ruines » et « Messages flottants » où il apporte une réflexion alarmiste sur la déshumanisation, sur les inégalités mais aussi sur les enjeux inquiétants de la montée de l’IA avant d’enfoncer le clou avec les vibrants « Apocalypse » et « Lune ». Stéphane Blok réussit à capter l’attention à chaque note et à chaque mot qui interpelle et en ce sens, City 8047 est sans conteste son disque le plus fort émotionnellement parlant.
Note: 7.5/10
