
C’est fou de penser que le premier album de Laure Brisa datait de 2015. Mais durant ce laps de temps, la musicienne française a continué de sévir sur la scène musicale à travers une multitude d’EPs, de collaborations et autres projets annexes qui sont restés dans les annales. Mais il aura fallu attendre onze longues années pour avoir un véritable successeur à Leaving Room. Et il se nomme ainsi Miroirs.
Laure Brisa nous entraîne ainsi dans une introspection sonore autour de la rêverie ainsi que de nos craintes et de la renaissance tout au long de ces quinze nouveaux titres. Miroirs plonge son auditoire dans une autre dimension dès le départ avec « Fear » en compagnie de Canblaster avant de nous en mettre plein les oreilles avec des titres à la portée surréaliste comme « The Forest » et « History » entre autres. C’est en brouillant les pistes entre Kate Bush et Tricky que notre protagoniste continue de nous en mettre plein les oreilles.
Mais Miroirs ne s’arrête pas là. Cette profondeur hypnotique permet à Laure Brisa d’atteindre de nouveaux sommets avec d’autres titres énigmatiques à l’image de « Winter » ainsi que de « Waves » et « Monkeys » qui n’auront pas fini de dévoiler sa part de mystères tout comme cette fusion entre songe et spiritualité faisant mouche sur « A May Theater » ainsi que sur « Lorsque je me suis réveillée » ou sur « Cardéa ». C’est en remuant ciel et terre de bout en bout avec « Alone & Endless » ainsi qu’avec « Nací » qui est une conclusion aussi ambiguë que captivante que Laure Brisa réussit à brouiller les pistes afin de nous ensorceler.
Note: 7.5/10
