Acquin – Restes

On avait laissé Acquin avec un précédent album nommé C’est beau paru il y a trois années de cela. Le protagoniste continue de brouiller les pistes entre post-punk, new wave et chanson française afin de faire parler son originalité hors normes. Une originalité qui continue de frapper fort avec son successeur tant attendu du nom de Restes.

Dès le départ, on se laisse entraîner par la folie douce de « L’amour fout » des plus immédiats où Acquin se montre plus brut de décoffrage. Pour Restes, il fera appel à Eric Simonet pour la première fois et il se permet une approche plus fine et plus spontanée qui fait mouche sur « Reste » ainsi que sur « Terre à terre » presque autodidacte dans l’esprit. Cet aspect plus direct viendra clairement faire la différence.

Mais cela ne s’arrête pas là car Acquin compte privilégier les compositions plus ouvragées telles que « Rêver peut surprendre » ou encore « Ce sera déjà très bien ». Restes est synonyme de liberté et d’interdiction de se mettre des barrières, il suffit de penser la chanson autrement comme sur « Bise » et sur « Jeu moral » avant de voguer vers d’autres horizons comme le final hors normes du nom de « Open ». Pour ce nouveau disque, Acquin nous offre une parfaite définition de « style libre ».

Note: 7/10