Moriarty – Epitaph

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Avec trois albums réussis, le groupe franco-américain Moriarty est devenu un des groupes les plus charismatiques de ces dernières années. Chaque album représentait une grande épopée aux frontières de la country, de la folk et du blues, notamment avec leur dernier album en tête Fugitives paru en 2013 qui fut un album de standards folk. La chanteuse du groupe à la voix d’or, Rosemary Standley de son côté, a profité de quelques aventures solo avec un album aux côtés de la violoncelliste brésilienne Dom La Nena nommé Birds On A Wire en 2014 ainsi qu’un album solo nommé Love I Obey il y a même pas deux mois plus tôt. Après ses petites expériences solo enrichissantes, elle repart à l’aventure avec ses acolytes de Moriarty avec un quatrième album intitulé Epitaph.

Toujours ancré dans leur musique vintage sentant à plein nez l’ambiance rustique du Far West (les bluesy « When I Ride », « G.I. Jesus » et « Long Live The (D)Evil »), Epitaph se distingue de ses prédécesseurs en s’imprégnant des influences maloya réunionnais comme l’intense « Fire Fire » et « Across From My Window », comme quoi l’expérience de Birds On A Wire aura été bénéfique et marquante pour notre Rosemary.

Comme à son habitude et depuis leur méga-tube « Jimmy », Moriarty nous entraîne dans des histoires saisissantes d’amour, de trahison, de déceptions, d’espoirs et de destins tragiques avec les lancinants « Za Milena J »et « History Of Violence » sous fond d’harmonica et de guitares slide qui contrastent aux plus rythmés et entraînants « Diamonds Never Die » et « Ginger Joe ». On se laissera charmer également par des moments plus pop et gracieux avec « Reverse (Anger) », « Back In Town » et l’habituelle ballade harmonica/guitare/voix en fin d’album qui est « Long Is The Night ».

Une fois de plus, Moriarty nous a offert un moment de grâce avec ce nouvel album qu’est Epitaph. On retrouve toujours la force des compositions qui font mouche avec en plus de nouvelles influences venues d’ailleurs pour un résultat original. La magie est toujours là mais cela dit, j’ai toujours une petite préférence pour The Missing Room tout de même.

Note: 8/10