The Frightnrs – Nothing More To Say

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Tout le monde le sait et inutile de le répéter, Daptone Records est vraiment la maison-mère de la soul vintage remise au goût du jour. Et de grands talents en sont sortis de ce label: Charles Bradley, Sharon Jones, Lee Fields, Saun & Starr mais aussi des groupes maison faisant parfois office de backing band: The Budos Band, Antibalas, Daktaris, Menahan Street Band et consorts. Mais récemment, le label cherche à toucher de nouveaux horizons musicaux et a même créé un sous-label Wick Records réservé au rock’n’roll et The Mystery Lights fut le premier groupe signé. C’est donc pas un hasard si ils s’attaquent au reggae old school et d’ailleurs The Frightnrs est le premier groupe reggae signé sur le label Daptone. Une signature qui fait tout de même froid dans le dos car Dan Klein, le chanteur du groupe, est décédé en juin dernier suite à sa maladie de Charcot.

Et autant vous dire que leur signature chez Daptone m’a plus qu’étonné car je m’attendais à ce qu’ils soient signés chez Truth & Soul mais bon l’essentiel n’est pas là. Le quatuor de Brooklyn transpire le rocksteady des 60’s et le reggae roots sorti tout droit des labels légendaires Trojan Records et Studio One. On a vu ce que ça a donné avec leur premier album éponyme paru en 2012 et ce second opus mi-posthume Nothing More To Say sonne plus comme une véritable révélation. On se serait vraiment crus cinq décennies en arrière avec ce vinyl qui crépite à l’écoute des titres chaloupés comme « All My Tears », « Nothing More To Say » ou encore « What Have I Done ». Sans doute à cause de la production magique du talentueux mais trop discret Ticklah.

Aux côtés des compositions originales, nostalgiques et délicieusement soulful comme « Purple », « Trouble In Here » ou les harmonies doo-wop du succulent « Looking For My Love » résident tout de même des reprises du catalogue Daptone en version rocksteady, à savoir « Gotta Find A Way » de Bob & Gene et « Gonna Make Time » de Saun & Starr. Cela permet également de se rendre compte des prouesses vocales et quasi-déchirantes de Dan Klein qui envoient du tonnerre. Il n’y a plus rien à rajouter si ce n’est que ce second (et probablement ultime) opus restera dans nos annales dont on ne retiendra le chant charismatique d’un homme qui s’est battu contre sa maladie avant de donner son dernier souffle au mois de juin. Et c’est ce qu’on retiendra de The Frightnrs.

Note: 8.5/10

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