Portugal. The Man – Woodstock

Ça fait un bon bout de temps qu’on était sans nouvelles de Portugal. The Man. Depuis la parution de leur album Evil Friends en 2013 et produit par Danger Mouse, John Gourley et sa bande ont fait une longue tournée et ont gentiment disparu de la circulation. Pas tout à fait en réalité car le groupe de Portland a été bien occupé durant ces quatre années et ils reviennent en mettant de l’huile sur le feu avec leur huitième opus Woodstock prêt à tout brûler sur son passage. Du moins…

En réalité, cet album était censé être un double-album intitulé Gloomin + Doomin qui fut dans les tuyaux depuis juillet 2013. Et là, coup de théâtre, l’album sera annulé suite à une conversation que John Gourley aura avec son père lorsqu’il a découvert un ticket pour le festival de Woodstock. Ainsi, lui et sa clique commencent un nouvel album où ils pourront compter sur l’aide de Danger Mouse à nouveau mais aussi Asa Taccone d’Electric Guest, Mike D, ex-Beastie Boys ou encore John Hill pour un résultat très pop. S’ouvrant sur le spirituel « Number One » comptant la participation de la révélations blues-soul Son Little et d’un sample de « Freedom » de Richie Havens interprété au Woodstock de 1969, Portugal. The Man nous ouvre les postes de leur festival sentant le brûlé.

Dès lors, ils s’éloignent de leur univers prog-rock psychédélique (on sentait déjà ce virage sur leur précédent album, ceci dit) pour une musique beaucoup plus accessible allant du R&B sur « Live In The Moment » au funk sur le single « Feel It Still » qui se veut être un crossover entre le « Happy » de Pharrell et « Please Mr. Postman » de The Marvelettes. N’oublions pas non plus les influences d’Electric Guest qui planent sur « Keep On » et « Tidal Wave » qui rappellent quelque peu le dernier album du duo tout comme celle de Danger Mouse qui ajoute quelques sonorités hip-hop sur les très Broken Bells « So Young » comptant la participation d’A$AP Rocky et « Mr. Lonely » avec un couplet de Fatlip de The Pharcyde sans oublier Mike D qui signe la production space-funk de l’intrigant « Noise Pollution » avec Mary Elizabeth Winstead et Zoe Manville où ils balancent quelques mots en français: “I know my rights, je t’aime Paris/Live or die like c’est la vie/With my fist in the air, Je suis Charlie/Can’t ya see I’m feeling magnifique?”.

Pour faire court, ce huitième album de Portugal. The Man est leur Woodstock à eux où ils laissent définitivement de côté leur musique qui a longtemps fait leur renommée pour quelque chose de plus mainstream et accessible. Cependant, ces explorations poppy ne leur vont pas toujours et on a du mal à retrouver la superbe d’antan. Ceci dit, ce n’est pas faute d’avoir essayé, on applaudira leur volonté de se renouveler.

Note: 7/10

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