Jen Cloher – Jen Cloher

La scène indie féminine de Melbourne continue de faire ses malheurs avec les talents incommensurables de Courtney Barnett mais aussi de la nouvelle venue Alex Lahey qui va sortir son premier album en octobre prochain. Mais bien avant elles, il y a justement Jen Cloher qui n’a pas encore dit son dernier mot. En plus d’être la gow de Courtney Barnett (oui oui mais trêve de gossip…), elle à réussi à mettre Melbourne sur la carte avec sa discographie honorable. La preuve avec son nouvel album, son quatrième en date.

Le successeur d’In Blood Memory permet de redéfinir l’univers musical de la pétillante australienne. Voilà que Jen Cloher continue à exceller dans son genre DIY avec des morceaux bien flamboyants et slacker à l’image de « Forgot Myself » et « Analysis Paralysis » qui ouvrent le bal de façon impeccable. Enregistré dans des conditions live, l’Australienne continue d’explorer sa palette musicale toujours aussi riche avec « Shoegazers » critiquant la scène indie rock actuelle en manque d’inspiration (“Indie rock is full of privileged white kids, I know because I’m one of them”), « Strong Woman » aux allures de Sleater-Kinney mais encore les puissants « Great Australian Bite » et « Loose Magic » comptant la participation de Kurt Vile à la guitare.

Les textes ciselés de Jen Cloher sont très inspirés et honnêtes allant critiquer sévèrement l’Australie trop conservatrice sur « Analysis Paralysis » ou encore la Maison Blanche qui est très intransigeante sur la communauté LGBTQ+ sur le très sombre « Kinda Biblical » rappelant aussi bien PJ Harvey que Sonic Youth mais n’hésite pas à ouvrir les portes de son enfance sur « Strong Woman ». Au milieu des titres électriques ont lieu également des ballades comme « Regional Echo », le mélancolique « Sensory Memory » ainsi que sur le final onirique nommé « Dark Art » montrant encore une fois qu’elle est au sommet de son art. Avec l’aide de sa compagne qui l’accompagne aux chœurs et à la guitare, de Bones Sloane aux chœurs et à a la basse, de Jen Sholakis à la batterie et de Greg Walker à la guitare, piano et violon, Jen Cloher continue de briller sur la scène de Melbourne avec son quatrième opus plein de caractère.

Note: 8.5/10

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s