Bumcello – Monster Talk

Depuis leurs débuts il y a moins de vingt ans maintenant, le duo Bumcello est devenu le groupe le plus insaisissable de la scène hexagonale. Depuis leur Victoire de la Musique dans la catégorie « Album de musiques électroniques, groove, dance de l’année 2006 » avec leur album Animal Sophistiqué, Cyril Atef et Vincent Segal se sont imposés en valeur sûre. Dès lors, six années se sont écoulées après leur dernier album Al, les voici de retour avec leur septième disque intitulé Monster Talk.

Une fois de plus, Bumcello fait parler leur originalité sur ce nouveau disque. Et cela commence plutôt bien avec un « Everyday » résolument pop et efficace mais également l’énergie plus rock du morceau-titre qui contraste au plus aérien et éthéré « Orange Is The New White » avec la voix dominante de Cyril Atef qui ne prend jamais une ride. Très vite, on comprend qu’aucun morceau ne ressemble à un autre car le duo expérimental mélange les genres comme il a l’habitude d’en faire notamment avec « The Long Tunnel » et « Valse du cartel ».

La seconde partie de ce Monster Talk restera sans conteste la partie la plus étrange et la plus loufoque et c’est bien sûr à prendre ou à laisser. Bumcello navigue entre dance, rara haïtien, dub, valse et funk et cela donne des morceaux complètement improbables et décousus comme « Cri Dzonokwa » et « Universal Begging ». Pour ce septième album, le tandem Atef/Segal continue à faire parler leur originalité et c’est à ça qu’on les reconnaît même si on se perd parfois dans leur délire.

Note: 7/10