LUH. – Love Hates What You Become

En 2016, Ellery James Roberts avait retrouvé refuge auprès de sa nouvelle création musicale qui est LUH. (pour Lost Under Heaven). Formé aux côtés d’Ebony Hoorn, le duo 100% Manchester avait marqué pas mal de gens avec leur premier album Spiritual Songs For Lovers To Sing (chroniqué ici) remarquable pour son côté habité et agressif. En ce début d’année, le tandem musical fait son retour avec leur successeur intitulé Love Hates What You Become.

Les deux premiers morceaux « Come » et « Bunny’s Blues » ouvrent le bal de façon abrasive et électrique où l’on retrouve la voix éraillée de l’ex-membre de WU LYF. Mais très vite, LUH. effectuera un virage quasi inattendu amorcé avec des titres plus « apaisés » comme les intonations folk/country de « The Breath Of Light » et « Black Sun Rising » où l’alchimie vocale entre Roberts/Hoorn est plus qu’implacable. On sera surpris de découvrir une facette plus bluesy du natif de Manchester se rapprochant quelque peu de Nick Cave notamment sur la sublime ballade éponyme.

Bien entendu, Ebony Hoorn n’est pas en reste non plus tant elle arrive à renforcer la magie de ce disque on ne peut plus aérien et plus contemplatif notamment sur les aventures shoegaze de « Most High » ou ême de « Serenity Says ». Parfois, la nostalgie de 2016 resurgit mais avec plus de prudence avec « Post Milennial Tension » et « Savage Messiah ». Il ne reste plus qu’une conclusion des plus féroces qui est intitulée « For The Wild » riche en guitares explosives où la voix gutturale et criarde d’Ellery James Roberts refait surface pour notre plus grand bien.

Il est clair que ce successeur de Spiritual Songs For Lovers To Sing ira déconcerter les aficionados de LUH. Mais il faut voir ce Love Hates What You Become comme une sorte d’étape vers la lumière, vers l’apaisement. Même si le côté torturé nous avait enchanté, on ne peut pas nier que le duo de Manchester arrive à jouer avec les ambiances musicales pour créer un univers musical prégnant.

Note: 7.5/10