Floating Points – Crush

Personne ne pouvait prédire la consécration de Floating Points avec son premier album nommé Elaenia paru il y a quatre années de cela (chroniqué ici). L’ex-docteur en neurosciences britannique Sam Shepherd a incarné le visage de la musique électronique du futur. Après avoir publié une poignée de sorties et fait le tour du monde durant ces longues années, il effectue enfin son retour avec son second disque intitulé Crush.

Si son premier album fut composé en cinq ans, celui fut mis en boîte en cinq semaines. C’est surement la volonté de Floating Points de composer un disque plus spontané et immédiat. Dès lors, on entre dans le vif du sujet avec l’introduction nommée « Falaise » aux influences néo-classiques qui alterne le calme et la tension tout comme sur le bien-nommé « Requiem For CS70 and Strings » et « Birth » où les sonorités organiques flirtent à d’autres plus électroniques.

Mis à a côté de ces moments faussement sereins, Crush se veut plus percutant et agressif. Et c’est là que Floating Points compte nous impressionner en allant puiser vers la bass music avec les allures sci-fi de « Anasickmodular » qui flirte avec les sonorités indus mais également de « Bias » et « Environments » qui sait contraster mélodie mélancolique aux boîtes à rythme déchaînés. On y décèle des sonorités disco sur l’énergique « LesAlpx » ou plus ambient avec « Sea-Watch » où l’on a l’impression d’entendre des notes de clavier tomber comme des gouttes de pluie avant que la tempête se déchaîne de nouveau sur la diptyque « Apoptose » qui clôt ce bal bien intense.

On alterne moments de rêverie et moments beaucoup plus rentre-dedans sur ce second album où Floating Points effectue un virage à 90°. Sam Shepherd privilégie la spontanéité pour nous offrir un disque plein de vie où les influences jazz, disco, bass music, ambient se retrouvent. Un véritable crush musical.

Note: 8/10