King Princess – Cheap Queen

Pour ceux qui ne sont pas au courant, Mark Ronson a monté un label il y a quelques temps maintenant. L’illustre producteur d’Amy Winehouse a donc créé Zelig Records et décide de miser sur ses plus beaux chevaux dont King Princess. Venue tout droit de Brooklyn, Mikaela Mullaney Straus avait débarqué un premier single qui lui a valu un buzz tant mérité l’an dernier. Cette année, elle présente son premier album intitulé Cheap Queen.

Avec King Princess, nous avons affaire à de la pop pure et dure mais loin des clichés commerciaux. Cheap Queen est un premier document musical relatant sa rupture amoureuse ainsi que ses soucis avec l’industrie de la musique alors qu’elle n’en est qu’à ses débuts. Mais peu importe pour elle, elle a besoin de vider son sac que ce soit sur l’introduction intitulée « Tough On Myself » mais également « Ain’t Together » et « Homegirl ».

On y sent de la sincérité pure et dure tant King Princess arrive à faire parler ses frustrations par rapport à son identité queer dans un monde de moins en moins tolérant. La native de Brooklyn met en avant ses complaintes avec ses influences pop modernes et pointues sur « Prophet » et « Trust Nobody » ayant de quoi mettre à l’amende la concurrence. Elle en profite même pour sortir Tobias Jesso Jr. de sa cave sur « Isabel’s Moment » à l’occasion et montrer qu’elle a sa place dans ce monde musical bien complexe. Mark Ronson a bien raison de miser sur cet artiste.

Note: 7.5/10