Sarah Mary Chadwick – Me And Ennui Are Friends, Baby

Cela ne fait même pas un an que Sarah Mary Chadwick nous avait achevé émotionnellement avec son album Please, Daddy (chroniqué ici). La chanteuse et musicienne de Melbourne est à son aise lorsqu’il s’agit de nous émouvoir et à peine que l’on pensait qu’elle avait pu cicatriser certains maux qu’un autre drame est survenu dans sa vie. C’est ce que nous allons voir sur son troisième album en trois ans nommé Me And Ennui Are Friends, Baby et CESSEZ DE MATER LA POCHETTE, BANDE DE COQUINS !

Une fois de plus, Sarah Mary Chadwick n’a pas l’esprit tranquille. C’est du moins ce que l’on pense en écoutant ce troisième disque où elle raconte qu’elle revient de loin suite à sa tentative de suicide qui est dû à la disparition de ses proches (amis, père, etc…) et d’une rupture amoureuse dont elle n’a jamais réussi à s’en remettre. Au final, il n’y a qu’elle et son piano pour raconter sa version des faits avec une écriture des plus poignantes et des plus crues notamment sur « A Mother’s Love » en guise d’ouverture où elle chante ceci: “Fathers always dying/ Baby that’s why you will/ Me and my broken heart/ Another day amongst the rubble”.

Tout au long de ce Me And Ennui Are Friends, Baby, Sarah Mary Chadwick recolle les morceaux de sa psychologie brisée par les évènements tortueux de sa vie. Chaque intonation et chaque note de piano méritent le coup d’être étudié minutieusement de « At Your Leisure » à « When You’re Sleeping » en passant par les moments crève-cœurs que sont « That Feeling Like » et « Every Loser Needs A Mother » ou bien encore « Full Mood » et « Don’t Like You Talking » où elle tente en vain de passer au-delà de cette relation amoureuse qui l’aura plombé physiquement et mentalement. A ce stade, la musicienne de Melbourne mène un parcours de combattant avec « Always Falling » et « I Was Much Better At Being Young Than You Are » et ce jusqu’au point final nommé « Will The Lord Hold My Hand » dont la mélodie est similaire à l’introduction du disque qui serait le point de départ.

Quoi qu’il en soit, Sarah Mary Chadwick réussit en cicatrisant sa peine la plus profonde et on réussit à être captivé par chaque moment de ce troisième disque. Profondément touchant et brut de décoffrage, la sincérité ira faire augmenter son capital sympathie en plus de ses talents de musicienne. J’espère ceci dit que Facebook ne va pas tenter de me mettre un coup de pression si je poste cet article, à cause de vous savez quoi.

Note: 8.5/10