Lost Horizons – In Quiet Moments

En 2017, nous avions découvert un énième supergroupe qui ne nous avait pas laissé indifférent. Il s’agissait de Lost Horizons mené par l’ex-Cocteau Twins et boss du label Bella Union Simon Raymonde ainsi que Richie Thomas, ex-batteur de Dif Juz, qui avait publié un sublime disque du nom d’Ojalá (chroniqué ici). Après ce succès d’estime qui leur a valu une reconnaissance monstre, le supergroupe récidive avec son successeur tant attendu du nom de In Quiet Moments trois ans et demi plus tard.

Une fois de plus, Lost Horizons ira nous emmener très loin avec cette fusion musicale à mi-chemin entre post-rock, dream-pop, slowcore et psych-folk baroque tout au long de ces seize morceaux pour plus d’une heure de musique et de plaisir. L’alchimie entre Richie Thomas et Simon Raymonde reste une fois de plus incroyable tandis que de nombreux invités arriveront à sublimer ces compositions célestes et orchestrales qui iront arpenter des thèmes de la mort et de la renaissance face à un contexte bien complexe.

On croise notamment des invités reconnus comme le groupe Penelope Isles qui ouvre le bal avec « Halcyon » tout comme Porridge Radio avec « One For Regret » qui sauront sortir de leur zone de confort tout comme The Hempolics qui réussit son compromis entre reggae-dub et post-rock aux envolées lyriques de « I Woke Up With An Open Heart ». Lost Horizons privilégie la beauté sacrée des choses notamment avec « Grey Tower » conviant le regretté Tim Smith et le sublime « Cornelia » avec John Grant qui clôture cette première partie parue en décembre dernier en format numérique de toute beauté.

La seconde partie n’est pas en reste non plus avec de sublimes trouvailles éthérées comme C Duncan qui nous emmène vers l’au-delà sur « Circle » ou encore la musicienne multi-instrumentiste Laura Groves qui met du sien sur « Flutter » sans oublier Marissa Nadler sur « Marie ». Chaque invité ajoute une plus-value incroyable sur ce disque si radieux et si touchant avec également Ural Thomas sur le morceau-titre et Karen Peris qui clôture ce bal enchanteur avec un « This Is The Weather » plein de grâce. Une fois de plus, Lost Horizons arrive à nous faire oublier ce quotidien pesant avec ce second disque mélancolique certes mais riche en légèreté et en allégresse.

Note: 8.5/10