Leon Vynehall – Rare, Forever

Il y a trois années de cela, Leon Vynehall avait confirmé son statut avec son disque nommé Nothing Is Still. Le musicien et producteur britannique a bâti sa légende avec son univers si équivoque et séduisant que l’on retrouve de nouveau sur son successeur intitulé Rare, Forever.

Les albums précédents avaient présenté une facette particulière de Leon Vynehall, qu’elle soit orientée club ou plus contemplative. Mais sur Rare, Forever, il tente de briser les barrières avec dix nouvelles compositions mélangeant tous types d’émotion que le producteur britannique saura ménager à bon escient, dès le départ avec les cordes solennelles de « Ecce! Ego! » mélangeant des textures sinistres aux rythmiques dansantes comme il se doit.

C’est d’ailleurs là que la magie de ce Rare, Forever opère lorsque l’on écoute des perles taillées pour le dancefloor comme « Mothra » ou bien encore « Snakeskin ∞ Has-Been » et « Dumbo » remarquables pour leur noirceur originale. À côté de cela, Leon Vynehall mettra également en avant des arrangements plus organiques et empreints d’une certaine nostalgie qui sont exprimés sur les allures soulful de « Alichea Vella Amor » et de « Worm (& Closer & Closer) » ne dérangeant en rien la cohésion de ce nouveau disque qui s’achève sur une note plus jazzy qu’est « All I See Is You, Velvet Brown ». Si Music For The Uninvited était la lumière et que Nothing Is Still incarnait l’ombre, ce Rare, Forever ne sera que la meszani

Note: 8.5/10