Muzi – Interblaktic

Un automne sur deux, on a toujours rendez-vous avec Muzi. Le prodige de la musique sud-africaine avait marqué un grand coup il y a deux années avec son désormais emblématique album Zeno (chroniqué ici) qui a fait danser les chaumières. Cette fois-ci, l’ambassadeur de la zulu house nous envoie dans la galaxie avec son successeur intitulé Interblaktic.

Voici venir seize nouveaux titres où Muzi enfile son costume de Zulu Skywalker afin de nous transmettre des vibes intergalactiques. Dès le morceau-titre d’ouverture aux influences dignes de la Chicago House, le prodige affiche sa facette afro-futuriste du plus bel effet et se décline à travers des productions zulu efficaces telles que « Juice », « Everyday I Rise » et « 1956 Lovin’ ».

Interblaktic n’est bien sûr rien sans ses invités qui arrivent à se greffer dans cette fête afro-futuriste, à savoir Zeno à plusieurs reprises sur « Zupiter » et « I Like It Like That » ou bien également Espacio Dios sur « For You » et « Tsi » aux influences gentiment kaytranadiennes. D’ailleurs, ce dernier pose sa patte mutante sur l’efficace « I Know It » où Muzi juge de très près les gens trop accros à leur téléphone.

En combinant les traditions musicales zouloues de son enfance aux influences urbaines actuelles, le Zulu Skywalker réussit parfaitement son compromis à travers des compositions ensorcelantes et ancestrales telles que « Ngawe » et « Tjuu Wena » en compagnie de Blackrose avant de mener la dernière danse avec la conclusion tribale nommée « Taku ». Quoi qu’il en soit, ce Interblaktic incarnera le futur de la scène sud-africaine dont seul le pionnier de la Zulu House a le secret.

Note: 9/10