Alex Cameron – Oxy Music

En l’espace de trois disques pour les moins emblématiques, Alex Cameron a réussi à incarner son personnage de dandy désabusé et attachant. On avait laissé le crooner australien en bonne compagnie avec son Miami Forever des plus réussis paru deux années et demi plus tôt (chroniqué ici). Donc forcément, on est toujours friands de nouvelles aventures musicales de notre hôte et voilà qu’il a de nouvelles choses à raconter sur Oxy Music.

La force majeure de l’ex-membre de Seethe est son storytelling et ce Oxy Music n’en fait pas légion. Alex Cameron poursuit ses épopées avec des titres désabusés tels que l’entrée en matière nommée « Best Life » aux allures discoïdes et oniriques mais aussi les groovy « Sara Jo » et « Hold The Line » mettant en avant cette crise des opioïdes interminable et l’impact sur la santé mentale de lui et de son entourage, notamment avec « Prescription Refill ».

Alex Cameron possède encore cette même exubérance et ce charme qui a fait sa réputation sur ce Oxy Music pour le moins doux-amer avec notamment la sublime ballade pop qu’est « K Hole ». Tout au long de ces neuf titres, le crooner australien continue de briller au plus haut point tandis qu’il se bat contre ses démons, que ce soit sur « Cancel Culture » en compagnie du rappeur Lloyd Vines avant d’enchaîner avec un morceau-titre beaucoup plus incisif en compagnie de Jason Williamson de Sleaford-Mods toujours aussi insolent. Avec Oxy Music, Alex Cameron continue de chasser les vilains nuages afin de devenir un héros des temps modernes.

Note: 8/10