Katie Bejsiuk – The Woman On The Moon

Vous vous souvenez de Free Cake For Every Creature ? J’avais longtemps misé sur ce projet musical venu de Philadelphie avec deux excellents disques de bedroom-pop qui étaient en quelques sortes une alternative à Frankie Cosmos (pour rappel, chroniqués ici et ici). Après un passage remarqué aux Mains d’Œuvres de Saint-Ouen en février 2019, le groupe mené par Katie Bennett a décidé de tirer sa révérence laissant notre protagoniste vivre sa vie. Cette dernière revient dans la musique trois années plus tard mais en solo sous son véritable nom Katie Bejsiuk et avec un premier album solo intitulé The Woman On The Moon.

Durant ce laps de temps, on pourra deviner ce que notre hôtesse a vécu. Entre mariage, séparation, déménagements, remises en question et anxiétés, The Woman On The Moon est un document musical de la part de Katie Bejsiuk qui abandonne définitivement les aspects bedroom-pop lo-fi gentillets pour aller lorgner vers des ballades indie folk introspectives et touchantes à l’image de « Mother’s Records » qui ouvre le disque mais également de « Vespers » et « Onion Grass » partant aux origines de l’auteure.

On retrouve la voix susurrée de Katie Bejsiuk mais elle se fait plus lancinante et solennelle à l’image des ballades claires-obscures de The Woman On The Moon placé sous le signe de la féminité sur toutes ses formes. Impossible de ne pas être sonnés à l’écoute de splendides morceaux à l’image de « Little Sister » et de « Fly Through » où elle relate ses errances personnelles avant de nous émouvoir comme personne avec « Tourmaline » et « Said No ». Les arrangements peuvent être tantôt riches sur « Olive, NY » tantôt épurés avec « Queen Anastasia » et « Nightloop » où la musicienne de Philadelphie saura ouvrir son cœur en exposant ses origines et sa vulnérabilité sans vergogne.

Note: 8.5/10