James Righton – Jim I’m Still Here

A la veille du premier confinement, James Righton s’était lancé en solo avec l’arrivée de son premier album nommé The Performer (chroniqué ici). L’ex-membre des légendaires Klaxons et de Shock Machine a mis tout le monde d’accord avec ses influences dignes des années 1970 qui lui a permis de s’ouvrir à nous avec cette plume plus introspective. Allons savoir ce qu’il va nous réserver avec son successeur intitulé Jim, I’m Still Here.

Une fois de plus, James Righton se réinvente comme bon lui semble. Sur Jim, I’m Still Here, il se renouvelle en s’attaquant aux années 1980 avec ces influences plus synthétiques à la frontière du krautrock et de la new beat tout en se livrant avec des morceaux aussi élégants que cosmiques tels que « Pause » ou bien encore « Touch » et « Release Party ». Tout au long, on suit notre protagoniste qui est au centre de l’attention et est exprimé à la troisième personne en racontant sa vie totalement chamboulée face à la pandémie de façon passionnante.

Signé sur le label DEEWEE, tout laisse à penser que la patte et l’influence du label de Soulwax soient palpables avec notamment des mélanges musicaux toujours aussi vintage et immersifs faisant un malheur sur « Real World Park » sans oublier sur « Never Give Up On The City » et « I Want To Live » avec un funk princier jamais déplaisant. Par ailleurs, James Righton s’est offert le luxe de convier Benny Andersson d’ABBA en personne le temps d’un solo de clavier jouissif sur « Empty Rooms » mais pour le reste, on reste bouche bée face à son interprétation dandyesque faisant écho aux textures électroniques glaciales qui en dégagent sur « Lover Boy » et « Playing To Win ».

Bien entendu, Jim, I’m Still Here n’atteindra peut-être pas le niveau de The Performer mais il n’empêche pas d’être toujours aussi somptueux. James Righton poursuit sa mue post-Klaxons en faisant paraître son inventivité musicale sans failles avec cette nostalgie qui se dégage tout au long.

Note: 7.5/10