
Souvenez-vous lorsqu’en 2012, Midlake a connu un drame: Tim Smith, illustre chanteur de la formation, a décidé de quitter le navire du jour au lendemain. Et suite à cela, il disparaît de la circulation mais cela n’empêche pas pour le groupe de continuer sans lui du mieux qu’ils peuvent. Une longue décennie s’est écoulée et notre principal intéressé refait surface avec un side-project nommé Harp avec un premier album à la clé du nom d’Albion.
Mettant un terme à un silence d’une décennie, Tim Smith se raconte à travers ces douze compositions à la beauté désarmante. Accompagné de sa femme Kathi Zung, l’ex-leader de Midlake raconte sa traversée du désert de la même manière de la pochette où l’on voit émerger de nulle part au milieu d’un paysage glacial et embrumé. L’heure est venue pour le couple de raconter son histoire et ce dès le départ avec « I Am The Seed » où l’interprétation pleine de nostalgie de l’ex-Midlake renforce cette atmosphère automnale et mélancolique que l’on retrouve également sur « A Fountain » et sur « Daughters Of Albion » qui suivent.
Albion viendra rendre hommage à la musique britannique des années 1960-1970 où les flûtes résonnent au milieu de cordes synthétiques et d’arrangements baroques de toute beauté. Le duo Harp étonne pour ses instrumentations acoustiques qui nous emportent au lointain sur « Country Cathedral Drive » et sur « Shining Spires » où on se laisse guider par le storytelling si touchant de Tim Smith. On pourra également citer des perles angéliques et baroques que sont « Chrystals » qui est une magnifique ballade folk mais aussi « Silver Wings » ou encore « Seven Long Suns » qui n’en finiront pas de nous ensorceler avant d’atteindre les hautes sphères sur « Herstmonceux » défiant l’atmosphère brumeuse à bon escient. Un premier album répondant à toutes ses promesses et qui nous réconfortera en cette fin d’année permettant à Tim Smith de faire un retour triomphal.
Note: 8/10
