Jonathan Rado – For Who The Bell Tolls For

Lorsqu’on évoque le nom de Jonathan Rado, on évoque Foxygen ou encore des productions pour The Lemon Twigs, Weyes Blood ou encore Father John Misty. Bref, un CV musical t’as peur. Quoi qu’il en soit, l’heure est venue pour lui de prendre les devants avec son second album solo intitulé For Who The Bell Tolls For.

Considéré comme étant un disque de deuil, Jonathan Rado rendra hommage à ses deux mentors disparus trop tôt, à savoir Richard Swift et Danny Lacy. For Who The Bell Tolls For fait sonner les cloches dès le départ avec le morceau-titre triomphal aux influences qui auront forgé le musicien multi-instrumentiste américain entre pop baroque, glam flamboyant et rock psychédélique digne des années 1970 avant d’enfoncer le clou avec des titres maximalistes et raffinés que sont les allures 80’s du synthétique « Don’t Wait Too Long » et « Easier » nous ramenant vers les années 1960.

Bien entendu, la patte de Jonathan Rado reste perceptible comme jamais mais arrive à sortir de la norme par rapport au storytelling de For Who The Bell Tolls For. Que ce soit sur le ludique et électrique « Blue Moon » célébrant la vie de Danny Lacy à travers des riffs fuzzy et son orgue vintage menant la danse ou sur des moments plus expérimentaux à l’image de l’uptempo électrique et riche en groove qu’est « Farther Away » et des allures jazzy de « Walkaway », la moitié de Foxygen livre un disque thérapeutique selon ses propres dires.

Il ne manquera plus qu’un « Yer Funeral » instrumental et ô combien solennel pour signer un disque à la hauteur de nos attentes tandis que le producteur célèbre la vie de ses amis disparus de la manière la plus glorieuse qui soit.

Note: 8.5/10