Goat Girl – Below The Waste

En l’espace de deux albums, Goat Girl s’est faite une place confortable sur la scène indie rock britannique. On avait laissé le groupe en pleine forme en 2021 avec leur dernier album nommé On All Fours (chroniqué ici) leur permettant d’acquérir une nouvelle notoriété. Maintenant un rythme d’un album tous les trois ans, la formation frappe de nouveau fort avec leur successeur tant attendu du nom de Below The Waste.

Le désormais trio de South London (car Naima Bock a quitté l’aventure afin de se lancer en solo tout comme la guitariste Ellie Rose Davies) retrousse leurs manches en nous offrant une nouvelle odyssée musicale leur permettant d’élargir encore plus leurs horizons musicaux. Below The Waste ne déroge pas à la règle tandis que l’on réussit à déceler les différentes humeurs de Goat Girl notamment lors des écoutes du très rêche « ride around » où on les voit arpenter des chemins plus noise-rock avant de dévoiler une instrumentation plus riche et plus intéressante avant de prendre des chemins inverses sur des compositions faussement pop « words fell out » qui, lui, prend de l’ampleur ou encore « play it down » qui vire petit à petit vers du post-punk digne de Clinic. Vous l’avez deviné: Goat Girl compte nous surprendre.

Comptant également sur la participation de John « Spud » Murphy de black midi à la co-production, l’atmosphère analogique et complexe de Below The Waste continue de nous en faire voir de toutes les couleurs. Goat Girl offre un disque absolument labyrinthique où elles brouillent volontairement les pistes entre noise-rock, post-punk et garage afin de donner naissance à des moments de bravoure tels que l’apocalyptique « tcnc » et les allures post-rock épiques de « where’s ur <3 » contrastant avec la plus pop « motorway » aux légères instrumentations synthétiques.

Défiant les différentes émotions et ambiances comme bon leur semble, le trio de South London livre malgré tout un disque complet et audacieux prenant de la hauteur avec les splendides ballades que sont « take it away » ainsi que « sleep talk » et la puissante conclusion nommée « wasting » prouvant que Goat Girl réussit à fournir un travail exigeant et incroyablement passionnant.

Note: 8.5/10