White Denim – 12

On ne pouvait pas clôturer cette année en parlant de White Denim. La dernière fois, cela remonte à l’année dernière avec leur album collaboratif en compagnie de Raze Regal qui fut sacrément mémorable (chroniqué ici). Et pourtant, la formation d’Austin en a encore sous le coude avec leur nouvel album intitulé 12, soit leur premier chez Bella Union.

James Petralli et ses acolytes retroussent leurs manches et reprennent là où ils se sont arrêtés avec de nouvelles ambitions. Très marqué par la pandémie, White Denim repense leur stratégie musicale afin de mieux nous surprendre et ce dès le départ avec « Light On » où leurs bases garage-rock prendront une tournure plus groovy avec des arrangements riches prêts à nous surprendre. Et ce n’est que le début car le groupe d’Austin enfonce le clou avec des compositions audacieuses telles que la pop progressive de « Ecolining » aux doux airs d’Electric Light Orchestra et de The Lemon Twigs mais également les dansants « Flash Bare Ass » et « Look Good » qui suivent.

Avec 12, White Denim ne perd jamais son authenticité et son extravagance. On y décèle des influences tantôt soulful, tantôt jazzy tantôt southern rock notamment à travers des moments dantesques comme le très 70’s « Second Dimension » rappelant la grâce d’Unknown Mortal Orchestra contrastant avec « I Still Exist » frôlant de très près le spectre de Marvin Gaye. Ajoutez cela à une production aussi bien rétro que colorée et vous obtiendrez des moments de bravoure comme les arrangements ambitieux et psychédéliques de « Swinging Door » ou bien même défier l’influence bien omniprésente de George Harrisson sur « We Can Move Along ». Inarrêtables, je vous dis.

Après une fin d’album plutôt douce-amère avec « Hand Out Giving » et « Precious Child » lorgnant vers des influences plus Americana, White Denim nous a offert une aventure musicale haute en couleurs avec 12. Définitivement éclectique et flamboyant, le groupe d’Austin a réussi à élargir sa palette sonore pour un résultat impeccable témoignant leur longévité sur la scène garage américaine. Beaucoup devraient en prendre de la graine.

Note: 8/10