
Beaucoup d’entre nous ont découvert Velours Velours avec un premier EP du nom de Fauve il y a trois années de cela maintenant. Suite à cela, l’auteur-compositeur-interprète montréalais a connu une véritable ascension fulgurante avec son univers musical doux-amer mais ô combien attachant que l’on retrouvera à travers son premier long-format du nom de Quand je pleure, je suis content.
Très rapidement, Raphaël Pépin-Tanguay, de son vrai nom, pourra compter sur l’expertise de Christophe Charest-Latif aux manettes pour illustrer son univers. C’est en faisant preuve de tendresse et d’autodérision que Velours Velours réussira à tirer son épingle du jeu avec des titres pour les moins décomplexés que sont « Corde à linge » lançant la machine avant de prendre de l’ampleur avec les somptueux « Je sais » et « La fin » aux doux ambiances bucoliques et faussement rétro.
Brouillant les pistes entre Americana et indie rock, Velours Velours ouvre les portes de son jardin secret tout en dévoilant sa large palette d’émotions. Que ce soit sur le plus entraînant et dépaysant « Yeah » aux doux couleurs éthio-jazz ou sur « Rester couché », l’écriture est réfléchie et contemplative tandis que l’on navigue dans son intimité avec les rythmiques qui collent à la peau et cette ambiance à la fois chaleureuse et réconfortante qui font effet de bout en bout avec ce Quand je pleure, je suis content. En exprimant sa vulnérabilité de la manière la plus vibrante qui soit notamment avec les plus cozy « Tête en l’air » et « Parc des compagnongs » en guise de conclusion lumineuse permettant à Velours Velours de se démarquer une fois de plus avec ce premier disque à la fois décomplexé et rayonnant.
Note: 7.5/10
